Cycle "Architectures quatre-vingt" - La résurgence de l'histoire. Éclectisme et "hangar décoré" : Savigny-le-Temple.

Promenade proposée dans le cadre de l’exposition Architectures quatre-vingt. Une chronique métropolitaine présentée au Pavillon de l’Arsenal du 3 mai au 2 octobre 2011.

Légendes des illustrations : "Savigny le Temple, allée de la commune. entrée de la rue intérieure d'un ensemble de 88 logements par Alain Sarfati" et "Savigny le Temple, lac de justice et la cape d'Or, ensemble de logements par Claude Vasconi".


Samedi 24 septembre de 13h à 18h

Développée à partir de 1973, partie intégrante de la ville nouvelle de Melun-Sénart, Savigny-le-Temple est un site riche en opportunités pour les architectes des fertiles années 80. Des milliers de logements sont alors à construire. Alain Sarfati, Claude Vasconi, Gilles Bouchez et bien d’autres proposent de rompre avec la dite « modernité » qui révèle déjà des insuffisances criantes en terme de diversité architecturale, d’équipements, de transports…

« Hangar décoré et résurgence de l’histoire » : les ensembles qui naissent ainsi se veulent novateurs tout en se réconciliant avec les langages architecturaux traditionnels. Contrairement à ses aînées, la ville nouvelle de Sénart a vocation à être résidentielle, et relativement peu dense. C’est pourquoi, à Savigny-le-Temple, la densité s’efface au profit d’une ville-parc où les logements collectifs s’apparentent à du logement individuel. Les jardins privatifs en bas d’immeubles, les entrées individuelles, les transitions douces entre espace public et privé viennent contredire les logements « de masse » qui se construisaient quelques années plus tôt.

L’exposition du Pavillon de l’Arsenal « architectures 80, une chronique métropolitaine » présente ainsi les nouveaux modèles architecturaux qui organisent ces espaces semi-collectifs et l’habitat de moyenne densité. C’est, formellement, très convaincant. Mais qu’en est-il sur le terrain, et 30 ans après ? Comment, aujourd’hui, au cœur des ensembles architecturaux des années 80, se comprend et se vit cette ambivalence entre la ville et le chez soi, entre le multiple et le singulier, le public et le privé ?

Avec Gaëlle des Déserts, étudiante en aménagement et Catherine Blain, architecte et historienne.

Rendez-vous : 13 h dans le hall du Pavillon de l'Arsenal pour un premier temps dans l'exposition.

Frais de participation : 10 euros

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